Normandie. Municipales : tornade rose sur les principales villes

Publié le

Il s'en est fallu de peu pour que la gauche et le centre-gauche ne réussissent le grand chelem en Normandie : à l'exception du Havre, où l'inoxydable chiraquien Antoine Rufenacht a conservé avec l'aide du Modem le fauteuil de maire qu'il occupe depuis 19 ans, la droite a subi une véritable hécatombe parmi les principales villes.

D'abord, les deux capitales régionales, éminemment emblématiques. Mais aussi, notamment, Évreux, Alençon, Dieppe Granville, Vernon, Yvetot, Mont-Saint-Aignan, Eu, ont changé de pilotes. Désormais, ces villes sont gérées par des équipes de gauche ou des coalitions de gauche ou centre-gauche.

Même s'il serait exagéré de parler de révolution, il ne reste pas moins qu'il s'agit là d'une évolution sensible qui rompt quelque peu avec la tradition normande. On saura en 2014 si ces nouvelles équipes auront réussi à répondre aux attentes des électeurs.

Certes, elles disposeront d'un avantage certain, en se trouvant en phase avec les deux régions gérées comme elles par des élus socialistes : Alain le Vern pour la Haute-Normandie et Laurent Beauvais, premier vice-président du conseil régional, qui devrait succéder normalement à Philippe Duron à la tête de la Basse-Normandie.

En revanche, elles resteront plus que jamais soumises à une politique nationale qui leur sera d'autant moins favorable que Nicolas Sarkozy ne leur fera sans doute aucun cadeau, notamment en matière financière.

Quoi qu'il en soit, dans les deux capitales normandes, les challengers ont nettement écrasé les maires sortants, avec plus de 56 % des voix.

À Rouen, dès le premier tour, Valérie Fourneyron a su rassembler au-delà de son camp grâce à sa personnalité directe, son sens du contact et un discours clair, tranchant nettement avec les louvoiements opportunistes et maladroits du maire sortant, Philippe Albertini.

À Caen, Philippe Duron a su rassembler un électorat de gauche jamais uni jusqu'alors, tout en profitant du désarroi des troupes de son adversaire, Brigitte Le Brethon, qui a souffert de son isolement dû à son comportement autoritaire éloigné de tout charisme ainsi que d'un bilan modeste.









Publié dans Actu politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article