Paris-Normandie nintéresse plus le Groupe Hersant Média
De plus en plus déficitaires, Paris-Normandie et les autres quotidiens haut-normands — Le Havre Libre, Le Havre Presse, Le Progrès (de Fécamp) — ou l’hebdo Liberté Dimanche : pour Philippe Hersant, actionnaire majoritaire du groupe fondé par son père Robert dit Le Papivore, ce ne sont plus que des poids lourds à traîner.
Même si les journaux antillais, là aussi en situation de monopole, ne perdent pas d’argent, ils ne pèsent plus guère que 10 % du chiffre d’affaires du groupe qui vient d’ailleurs d’annoncer publiquement un changement d’appellation décidé depuis longtemps : France Antilles disparaît, c’est désormais le Groupe Hersant Média.
Hersant : un nom que la famille propriétaire entend bien hisser publiquement au niveau des Dassault, Lagardère et autres Bolloré.
Pour le clan Hersant, les gisements à exploiter ne sont plus ceux de la presse écrite payante, mais ceux de deux secteurs en plein développement. D’une part, celui des publications gratuites (en outre faciles à décliner sur internet) comme le Paru Vendu dont les quelque 260 éditions ont apporté, à elles seules, plus de 50% du chiffre d'affaires de 345 millions d'euros. Et d’autre part, celui, à fort potentiel attendu, des télévisions locales (avec le juteux marché de la grande distribution qui va bientôt s’ouvrir à elles).
L’attribution de la fréquence de télé locale sur l’agglo de Caen à la CityzenTV d’Hérouville Saint-Clair (voir notre info de mardi) est un pas de plus vers cet objectif. Le groupe Antennes locales en détient 20% du capital (tout comme l’hebdomadaire La Manche Libre). Or Antennes locales, c’est la filiale TV du Groupe Hersant Média qui en acquis 51% il y a deux ans.
Des têtes de pont qui ne manqueront pas de s’élargir pour conquérir une place de plus en plus importante sur le champ de bataille des médias locaux et des feuilles d’annonces gratuites
Même si les journaux antillais, là aussi en situation de monopole, ne perdent pas d’argent, ils ne pèsent plus guère que 10 % du chiffre d’affaires du groupe qui vient d’ailleurs d’annoncer publiquement un changement d’appellation décidé depuis longtemps : France Antilles disparaît, c’est désormais le Groupe Hersant Média.
Hersant : un nom que la famille propriétaire entend bien hisser publiquement au niveau des Dassault, Lagardère et autres Bolloré.
Pour le clan Hersant, les gisements à exploiter ne sont plus ceux de la presse écrite payante, mais ceux de deux secteurs en plein développement. D’une part, celui des publications gratuites (en outre faciles à décliner sur internet) comme le Paru Vendu dont les quelque 260 éditions ont apporté, à elles seules, plus de 50% du chiffre d'affaires de 345 millions d'euros. Et d’autre part, celui, à fort potentiel attendu, des télévisions locales (avec le juteux marché de la grande distribution qui va bientôt s’ouvrir à elles).
L’attribution de la fréquence de télé locale sur l’agglo de Caen à la CityzenTV d’Hérouville Saint-Clair (voir notre info de mardi) est un pas de plus vers cet objectif. Le groupe Antennes locales en détient 20% du capital (tout comme l’hebdomadaire La Manche Libre). Or Antennes locales, c’est la filiale TV du Groupe Hersant Média qui en acquis 51% il y a deux ans.
Des têtes de pont qui ne manqueront pas de s’élargir pour conquérir une place de plus en plus importante sur le champ de bataille des médias locaux et des feuilles d’annonces gratuites
Publicité