Normandie : Fabius rejoindra-t-il Mexandeau au cimetière des éléphants ?
Après la défaite cuisante de Fabius face à Royal, la question qui se pose chez les dirigeants socialistes de Haute et Basse-Normandie est de savoir quelle sera la position et l’influence du challenger normand dans la stratégie de la campagne présidentielle ?
Son score de 18,73 % sanctionne en effet non seulement son échec, mais accuse un net recul sur les 21,17 % qu'il avait atteints l’an dernier au congrès PS du Mans.
Certes, tout est toujours possible en politique. On se gardera donc bien de dire ce qui va se passer. Avant le vote, Philippe Duron, le président du conseil régional de Basse-Normandie, toujours fidèle à Fabius, se déclariait l’autre vendredi, en privé, persuadé que, quel que soit le résultat dû à « la dictature des sondages », l’union se referait autour du candidat choisi par les militants PS et que l’actuelle prédominance des communicants formant l’entourage de Royal s’amoindrirait au profil de celle des politiques.
C’est fort possible et sera sans doute utile à la candidate officielle pour lui permettre de mieux approfondir l’ensemble des dossiers dont elle n’a encore parfois, à l’évidence, qu’une approche quelque peu superficielle.
Mais qui seront ces politiques ? En désavouant Fabius, les militants PS ont surtout dit non aux tenants de l’orthodoxie d’un « programme du PS » qui réussit à concilier, paradoxalement, à la fois les principes figés dans le marbre idéologique et le flou artistique des moyens prévus pour les appliquer concrètement.
Dès lors, la question reste posée : Fabius le haut-normand, tout comme l’ex-ministre Mexandeau le bas-normand, qui s’est fendu récemment d’une philippique anti-Royal assez réjouissante, rejoindra-t-il le grand cimetière des éléphants mitterrandiens où reposent déjà les Jospin et autres acteurs d’une période historique datant aujourd’hui d’un quart de siècle ?
Mais qui sait ? En politique plus encore qu’ailleurs, la seule mort qui compte est la mort physique. Et malgré tout, la Seine-Maritime est restée fidèle à Fabius, tout comme la Haute-Corse et Mayotte...
Son score de 18,73 % sanctionne en effet non seulement son échec, mais accuse un net recul sur les 21,17 % qu'il avait atteints l’an dernier au congrès PS du Mans.
Certes, tout est toujours possible en politique. On se gardera donc bien de dire ce qui va se passer. Avant le vote, Philippe Duron, le président du conseil régional de Basse-Normandie, toujours fidèle à Fabius, se déclariait l’autre vendredi, en privé, persuadé que, quel que soit le résultat dû à « la dictature des sondages », l’union se referait autour du candidat choisi par les militants PS et que l’actuelle prédominance des communicants formant l’entourage de Royal s’amoindrirait au profil de celle des politiques.
C’est fort possible et sera sans doute utile à la candidate officielle pour lui permettre de mieux approfondir l’ensemble des dossiers dont elle n’a encore parfois, à l’évidence, qu’une approche quelque peu superficielle.
Mais qui seront ces politiques ? En désavouant Fabius, les militants PS ont surtout dit non aux tenants de l’orthodoxie d’un « programme du PS » qui réussit à concilier, paradoxalement, à la fois les principes figés dans le marbre idéologique et le flou artistique des moyens prévus pour les appliquer concrètement.
Dès lors, la question reste posée : Fabius le haut-normand, tout comme l’ex-ministre Mexandeau le bas-normand, qui s’est fendu récemment d’une philippique anti-Royal assez réjouissante, rejoindra-t-il le grand cimetière des éléphants mitterrandiens où reposent déjà les Jospin et autres acteurs d’une période historique datant aujourd’hui d’un quart de siècle ?
Mais qui sait ? En politique plus encore qu’ailleurs, la seule mort qui compte est la mort physique. Et malgré tout, la Seine-Maritime est restée fidèle à Fabius, tout comme la Haute-Corse et Mayotte...
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