Claude Dauphin (4) : les enjeux politiques ivoiriens passent au premier plan
En Côte d’Ivoire, la commission nationale d’enquête a rendu son rapport sur les conditions dans lesquelles ont pu être effectués au mois d’août les déversements de déchets du bateau affrété par la compagnie Trafigura Beheer et qui ont tué dix personnes et intoxiqué plusieurs centaines dans la population du district d’Abidjan.
Le rapport révèle ainsi les nombreux dysfonctionnements et insuffisances de certains services administratifs et portuaires. Sont notamment dénoncés la « gestion approximative », la « primauté de l'intérêt particulier sur l'intérêt général » et, d’une façon générale, le « manque de déontologie ».
Si le rapport souligne les responsabilités des différentes personnalités ivoiriennes emprisonnées, il n’a pas pour mission de dénoncer les différents degrés de culpabilité, ce qui reste du ressort de la justice.
Dans le climat politique tendu de ce pays, cette tragédie prend toute son ampleur en se focalisant sur les graves dysfonctionnements des services locaux. Alors que la population en colère exige que la justice soit saisie au plus tôt et que les coupables soient lourdement condamnés, d’autres redoutent que les pouvoirs publics laissent traîner le dossier dans l’espoir de l’enliser pour camoufler d’éventuelles responsabilités en matière de corruption.
Dans ce contexte, et tandis que les enquêtes se poursuivent en Europe et en particulier aux Pays-Bas, le cas de Claude Dauphin, le patron de Trafigura Beheer, et de son directeur local, passent ainsi au second plan. Ils sont incarcérés à la maison d’arrêt d’Abidjan depuis le 19 septembre.
Le rapport révèle ainsi les nombreux dysfonctionnements et insuffisances de certains services administratifs et portuaires. Sont notamment dénoncés la « gestion approximative », la « primauté de l'intérêt particulier sur l'intérêt général » et, d’une façon générale, le « manque de déontologie ».
Si le rapport souligne les responsabilités des différentes personnalités ivoiriennes emprisonnées, il n’a pas pour mission de dénoncer les différents degrés de culpabilité, ce qui reste du ressort de la justice.
Dans le climat politique tendu de ce pays, cette tragédie prend toute son ampleur en se focalisant sur les graves dysfonctionnements des services locaux. Alors que la population en colère exige que la justice soit saisie au plus tôt et que les coupables soient lourdement condamnés, d’autres redoutent que les pouvoirs publics laissent traîner le dossier dans l’espoir de l’enliser pour camoufler d’éventuelles responsabilités en matière de corruption.
Dans ce contexte, et tandis que les enquêtes se poursuivent en Europe et en particulier aux Pays-Bas, le cas de Claude Dauphin, le patron de Trafigura Beheer, et de son directeur local, passent ainsi au second plan. Ils sont incarcérés à la maison d’arrêt d’Abidjan depuis le 19 septembre.
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