Eure (27) : parachutage de l’ex-directeur de cabinet de Villepin : une victime

Publié le par Le Galichon

Pour recaser l’ex-directeur de cabinet du Premier ministre Bruno Le Maire, l’UMP a décidé de le parachuter dans la 1re circonscription de l’Eure, une place encore toute chaude depuis le départ de Jean-Louis Debré, propulsé il y a deux mois du perchoir de l’Assemblée nationale à la tête du Conseil constitutionnel.

Petit détail : le candidat à la succession initialement prévu n’était autre que le président de la fédération UMP de l’Eure, Louis Petiet, conseiller général.

Cette politique du « pousse-toi d’là que j’m’y mette » n’a pas été du goût dudit patron départemental qui a cru pouvoir résister en s’appuyant sur sa légitimité locale.

La réaction ne s’est pas fait attendre longtemps. Le vice-président de l'UMP Jean-Claude Gaudin a exclu le récalcitrant qui avait déjà été suspendu le 16 avril dernier. Pas d’ambiguïté : « À compter de ce jour, vous ne pouvez vous prévaloir de votre appartenance à l'UMP, ni utiliser quelque moyen que ce soit de l'UMP », écrit Gaudin.

Il est tout de même précisé que le destinataire pourrait être réintégré au cas où il renoncerait à être candidat. Mais en attendant, pour que ça serve d’exemple, la lettre a été rendue publique.

Du côté de Saint-Lô, il semble qu’on n’ait pas envie d’âtre ainsi fusillé pour l’exemple, et qu’on y réfléchisse à deux fois avant de se lancer dans l’indiscipline.

Certes, cette pratique préélectorale du « pousse-toi d’là que j’m’y mette » n’est nullement réservée à l’actuel parti présidentiel. Ségolène Royal, pour ne citer qu’elle, en a bénéficié en son temps pour s’implanter en Poitou-Charentes.

Mais en général, ce genre de comportement se fait plutôt dans la discrétion, au moins au départ, et touche davantage des sous-fifres que des patrons de fédérations locales.
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Publié dans Actu politique

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