Caen (14). Grève des petits correspondants locaux à l'hebdo « Liberté de Normandie »
Les correspondants locaux de l'hebdomadaire « Liberté de Normandie » qui couvre l'agglomération de Caen ont montré cette semaine leur mécontentement auprès de la nouvelle direction de ce périodique appartenant au groupe « Ouest France ».
Selon nos informations, 20 sur 26 n'ont pas envoyé cette semaine leurs infos, communiqués ou compte-rendus habituels de la vie des communes.
Sous prétexte de « modernisation », la refonte de leurs grilles se traduirait par une diminution d'environ 30 % de leurs rémunérations, selon eux.
Déjà, en août, ils avaient constaté une réduction de leurs rémunérations, sans en avoir été prévenus.
Ce n'est qu'à la mi-septembre qu'une lettre du nouveau directeur, Philippe Rufflet, leur précisait les mesures de « modernisation » qui leur sont désormais imposées.
En fait, il semble qu'il s'agisse bien là d'une nouvelle étape vers la suppression pure et simple de ces correspondants locaux, qui, sans être garantis par un statut de journalistes professionnels ni percevoir de remboursements de frais de déplacement, assurent en permanence la collecte de tout ce qui fait la vie quotidienne des petites communes.
Nous avons déjà reproduit l'analyse du "Sans-culotte 85" exposant cette stratégie du groupe « Ouest France » et les graves dangers qu'elle implique pour la démocratie locale. Cette analyse reste toujours valable.
Certes, les frais de fabrication et de distribution de la presse écrite ont augmenté.
Mais, vu le niveau des rémunérations octroyées à ces petits collaborateurs locaux, ces décisions semblent plus proches des économies de bouts de chandelles que de saines mesures de gestion.
A moins que le groupe (que certains de ses cadres ont pu qualifier parfois en privé de « colosse aux pieds d'argile ») ne se voie aujourd'hui contraint à rogner sur tous ses postes budgétaires pour se préparer à la coûteuse mutation vers l'audiovisuel dont il rêve depuis longtemps sans jamais le dire très ouvertement ?
Selon nos informations, 20 sur 26 n'ont pas envoyé cette semaine leurs infos, communiqués ou compte-rendus habituels de la vie des communes.
Sous prétexte de « modernisation », la refonte de leurs grilles se traduirait par une diminution d'environ 30 % de leurs rémunérations, selon eux.
Déjà, en août, ils avaient constaté une réduction de leurs rémunérations, sans en avoir été prévenus.
Ce n'est qu'à la mi-septembre qu'une lettre du nouveau directeur, Philippe Rufflet, leur précisait les mesures de « modernisation » qui leur sont désormais imposées.
En fait, il semble qu'il s'agisse bien là d'une nouvelle étape vers la suppression pure et simple de ces correspondants locaux, qui, sans être garantis par un statut de journalistes professionnels ni percevoir de remboursements de frais de déplacement, assurent en permanence la collecte de tout ce qui fait la vie quotidienne des petites communes.
Nous avons déjà reproduit l'analyse du "Sans-culotte 85" exposant cette stratégie du groupe « Ouest France » et les graves dangers qu'elle implique pour la démocratie locale. Cette analyse reste toujours valable.
Certes, les frais de fabrication et de distribution de la presse écrite ont augmenté.
Mais, vu le niveau des rémunérations octroyées à ces petits collaborateurs locaux, ces décisions semblent plus proches des économies de bouts de chandelles que de saines mesures de gestion.
A moins que le groupe (que certains de ses cadres ont pu qualifier parfois en privé de « colosse aux pieds d'argile ») ne se voie aujourd'hui contraint à rogner sur tous ses postes budgétaires pour se préparer à la coûteuse mutation vers l'audiovisuel dont il rêve depuis longtemps sans jamais le dire très ouvertement ?
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