Memorial de Caen : les vraies raisons du si "peu de candidats"
Il aura donc fallu deux ans pour dénicher la personne adéquate pour occuper le poste de conservateur du Mémorial pour la Paix, de Caen.
Pourquoi si longtemps ? Brigitte Le Brethon, qui préside le conseil d’administration du musée en tant que maire de Caen, a tenté d’expliquer « le peu de postulants », phénomène plutôt rare dans le petit monde de la culture, par le fait que « le poste était tronqué » entre les fonctions de conservateur et de directeur scientifique. Comme si ces deux fonctions ne pouvaient pas être assurées par deux personnes différentes et complémentaires, comme cela se passe ailleurs, pour une meilleure efficacité. Et comme cela se passait avant l’expulsion par Le Brethon des trois têtes de l’établissement : le directeur, le conservateur et le directeur scientifique.
Le hic, c’est qu’il s'agit là d’une explication forgée pour les besoins de la cause. Qu’il y ait eu peu de postulants officiels, c’est vrai. Mais ce n’est pas parce que les postes manquaient d’attraction. Le problème, c’est tout simplement le caractère politiquement autoritaire de la présidente et maire. Les uns et les autres, alléchés par le poste, se sont renseignés sur les habitudes de la maison. Histoire de savoir où ils allaient mettre les pieds.
L’autoritarisme, le ton souvent méprisant et l’absence d’écoute de Le Brethon les ont fait tout simplement fuir. Ils sont restés (ou repartis même après avoir candidaté) là où ils étaient ou vers d’autres horizons. L’un d’eux nous a même confié avoir puisé ces renseignements, notamment, à bonne source : à l’intérieur même du conseil d’administration du Mémorial.
Marie-Claude Philippart, qui a fini par accepter le double poste, n’est pas en cause. Mais il lui faudra s’accommoder de celle qu’on considère, à droite, aussi politiquement autocrate et pète-sec que son homologue de gauche, Martine Aubry
Pourquoi si longtemps ? Brigitte Le Brethon, qui préside le conseil d’administration du musée en tant que maire de Caen, a tenté d’expliquer « le peu de postulants », phénomène plutôt rare dans le petit monde de la culture, par le fait que « le poste était tronqué » entre les fonctions de conservateur et de directeur scientifique. Comme si ces deux fonctions ne pouvaient pas être assurées par deux personnes différentes et complémentaires, comme cela se passe ailleurs, pour une meilleure efficacité. Et comme cela se passait avant l’expulsion par Le Brethon des trois têtes de l’établissement : le directeur, le conservateur et le directeur scientifique.
Le hic, c’est qu’il s'agit là d’une explication forgée pour les besoins de la cause. Qu’il y ait eu peu de postulants officiels, c’est vrai. Mais ce n’est pas parce que les postes manquaient d’attraction. Le problème, c’est tout simplement le caractère politiquement autoritaire de la présidente et maire. Les uns et les autres, alléchés par le poste, se sont renseignés sur les habitudes de la maison. Histoire de savoir où ils allaient mettre les pieds.
L’autoritarisme, le ton souvent méprisant et l’absence d’écoute de Le Brethon les ont fait tout simplement fuir. Ils sont restés (ou repartis même après avoir candidaté) là où ils étaient ou vers d’autres horizons. L’un d’eux nous a même confié avoir puisé ces renseignements, notamment, à bonne source : à l’intérieur même du conseil d’administration du Mémorial.
Marie-Claude Philippart, qui a fini par accepter le double poste, n’est pas en cause. Mais il lui faudra s’accommoder de celle qu’on considère, à droite, aussi politiquement autocrate et pète-sec que son homologue de gauche, Martine Aubry
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